lundi 12 mars 2012

Ceci n'est pas un roman historique

Salut!

Régulièrement, je vois des gens débarquer dans ma librairie des gens qui veulent avoir des romans historiques.  Et qui repartent sous le bras avec toujours les mêmes auteurs sous le bras.  Aie-je besoin de les nommer?  Ce sont ceux-là mêmes qui cartonnent en tête des palmarès de vente.  Pourtant, à chaque fois que l'on me dit que ce sont des romans historiques, ça m'enrage.  À mes yeux, ce n'est pas du roman historique!  Pas du tout.  Et là s'exprime la fille dont la bibliothèque municipale organise à tous les ans un Festival du roman historique en invitant les dits-auteurs!  Quand l'Histoire n'est pas la principale préoccupation d'un roman, ce n'est pas du roman historique.  Oh, là, là Prospé que de préjugés!  Non, pas du tout, je n'ai rien contre le genre en lui-même, mais arrêtez d'appeler ça du roman historique, ce sont des sagas familiales.  Et certaines d'entre elles sont excellentes, c'est pas le problème, c'est comment on les appelle qui m'énerve!

J'ai eu une petite discussion gentille à ce sujet avec la représentante d'Hurtubise l'autre jour à ce sujet.  Mais quand même, ça se passe dans le passé, c'est du roman historique, on apprend comment les gens vivaient à l'époque non? m'a-t-elle dit.  Oui.  Mais on pourrait faire le même genre de roman se passant dans le futur en mettant l'accent sur les relations entre les personnages.  Parce que c'est ça qui est important dans les sagas familiales, les relations entre les personnages, pas les relations entre eux et le monde en général, entre eux et les événements qui bouleversent ou non leur vie, qui ont un impact sur eux.  Comment les gens ont vécu l'Histoire en somme.  Les sagas familiales y touchent toujours un peu par la bande, pas le choix, reflet de l'époque oblige, mais on est plus dans l'intimité du foyer.  L'Histoire se passe en marge de l'intrigue, elle n'en est pas le coeur.  Pour moi, c'est un genre en soi, mais comme tel, ce n'est pas du roman historique.  Et tout le monde a le droit de m'obstiner sur ce point, je ne changerais pas d'avis!

Alors, qu'est-ce que j'en pense au fond des sagas familiales?  Il y en a pour tous les goûts.  Ce n'est pas spécialement ma tasse de thé (dit la fille qui en boit trois tasses par jour, de thé!), mais je respecte le genre, parce que c'est vrai qu'il a une certaine efficacité.  Et que c'est facile de s'y retrouver.  Ce n'est pas ce que je cherche en littérature, mais si ça fait le bonheur de quelqu'un tant mieux.  Et en plus, la libraire que je suis trouve très pratique ce genre où il est facile pour les gens de trouver leur bonheur.  Tant mieux, ça fait plein de lecteurs heureux!

@+ Prospéryne

4 commentaires:

Gen a dit…

Dans mes bras mon amie! :)

(Cela dit, j'haïs pas une bonne sage familiale de temps à autre... dis la fille qui a écrit un roman qui s'intitule "la lignée de..." ;)

ClaudeL a dit…

Même Michel David quand on l'interrogeait appelait ses romans "chroniques d'époque". Je pense bien que c'est affaire de mise en marché de la part des éditeurs.
Pour le mien, je n'avais pas écrit roman historique dans mon manuscrit, il en fut question et finalement on n'a rien écrit.
Heureusement, dans les librairies (du moins dans celles que j'ai visité), il n'y a pas encore de section "roman historique" comme il y a des sections "polar" ou "science-fiction". Ainsi, on peut toujours prétendre que c'est un roman, point.

ClaudeL a dit…

bon, encore pas accordé mon participe passé: "visitées"

Prospéryne a dit…

@Gen, dans mes bras toi aussi!

@ClaudeL, je trouve que chroniques d'époque conviendrait tout autant que sagas familiales en effet. En effet, ce genre de romans est toujours classé avec la littérature générale. Pour le mieux! Et arrête de t'en faire pour les fautes de grammaire! ;)